Soutien aux élèves et aux étudiants

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agression

Mon adolescent s’est fait agresser. Que faire ?
partager sur Google+ partager sur Twitter partager sur Facebook   Publié le 15-04-2021

Lors des trajets domicile – école & clubs de sport, shopping, les opportunités d’agression sont multiples. Les motifs de ces actes sont tout aussi variés : vol de gsm, d’accessoire de marque,...

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Face à une agression, un adolescent peut se sentir coupable et/ou humilié de ne pas avoir su se défendre et se replier sur lui-même A l'inverse, il peut aussi avoir une envie de vengeance.

Quelles que soient les circonstances et la réaction de votre ado, une 1ère démarche est indispensable : le dialogue.

Il faut qu'il mette des mots sur ses sentiments. Il doit exprimer son ressenti pour avancer. Il faut l'écouter sans le juger, sans banaliser ni dramatiser.

Porter plainte : bonne ou mauvaise idée ?

Ensuite, il est important de porter plainte auprès de la Police afin qu'elle puisse investiguer et punir l'auteur. La démarche signifie aussi que l'agression est bien réelle et punissable. L'adolescent est victime et non coupable. Cette reconnaissance est un élément essentiel face au traumatisme subi.

Il est aussi utile de prévenir les éventuels responsables du lieu de l'agression : l'école, la société de transport en commun, le club sportif, …

Pour éviter une future agression.

Après, le dialogue doit se poursuivre sous forme de conseils :

  • Bien protéger ses affaires : il est peut-être « normal » de se promener avec son téléphone portable en main mais il est plus prudent de le ranger dans son sac et de ne l'utiliser que quand on en a réellement besoin.
  • Se déplacer en groupe et ne pas se promener seul.
  • Rester dans des lieux fréquentés, éviter les allées piétonnes et les rues mal éclairées le soir.

Quand l'agression est diffusée sur les réseaux sociaux.

La banalisation des réseaux sociaux a entraîné une dérive : le « happy slapping », ou « baffe joyeuse » …

Cette pratique consiste à filmer une agression avec un téléphone portable et diffuser ces images sur les réseaux sociaux.

Pour l'adolescent agressé, compte-tenu de la viralité des réseaux sociaux, l'humiliation est amplifiée. L'image dégradante qui est diffusée prend souvent le dessus sur l'agression elle-même.

Juridiquement, le happy slapping est punissable (depuis 2014). L'auteur de tels faits risque, selon son âge, des peines éducatives, des peines d'emprisonnement, des amendes au titre de « complice de coups et blessures », pour non-assistance à personne en danger ou encore pour infractions au droit à l'image.

Pour faire supprimer les images litigieuses, si l'auteur ne le fait pas lui-même, il existe des procédures de signalement spécifiques à chaque réseau social.