Soutien aux élèves et aux étudiants

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Les jeunes et le smartphone

Le smartphone, un phénomène de société.
partager sur Google+ partager sur Twitter partager sur Facebook   Publié le 22-01-2021

Le smartphone (téléphone intelligent) est devenu incontournable. Plus de 90 % des élèves de l’enseignement secondaire en possèdent un.

C'est indéniable, le smartphone a pris une place considérable dans notre quotidien. Ses utilisations sont nombreuses et dépassent le simple fait de téléphoner : messages écrits, jeux, recherche d'informations, photos, vidéos, musique, … C'est un véritable outil polyvalent.

A partir de quel âge ?

Selon les experts, l'entrée dans le niveau secondaire de l'enseignement est le moment le plus approprié pour avoir son 1er smartphone. D'ailleurs, selon le pédopsychiatre Marcel Rufo, « le smartphone est un accessoire essentiel dans le processus d'identification à l'adolescence aujourd'hui ».

Plus que la question d'en posséder un, c'est donc d'avantage son utilisation et ses possibles dérives qui posent question. Le monde numérique fait partie de la réalité quotidienne et la plupart des parents choisissent d'ouvrir ce monde à leurs enfants, mais en ayant des craintes quant aux dangers potentiels qui existent. Voici quelques pistes de réflexion.

Une dépendance ?

S'il y a des inconvénients physiques tels que les ondes électromagnétiques ou la lumière bleue, la principale crainte des parents est la dépendance. Une enquête menée en 2018 montre que 8 adolescents sur 10 sont sur les médias sociaux tous les jours, en moyenne un peu plus d'une heure et demi. La crainte des adolescents est de « passer à côté de quelque chose » quand ils ne sont pas connectés. Cela s'appelle le Fear of Missing Out (FOMO).

Les réseaux sociaux sont donc bel et bien une des principales utilisations du smartphone. Ils ont néanmoins des avantages, et particulièrement en cette période de confinement, d'isolement : ils permettent de rester en contact et c'est essentiel pour l'équilibre des jeunes.

Pour les ados, il est aussi parfois plus facile de s'exprimer par écrit qu'oralement, en face à face. Les émojis sont quant à eux un moyen facile de faire passer une émotion. Un petit cœur est plus facile à ajouter que dire « je t'aime ».

Toutefois, discuter via les écrans avec ses amis ne permet pas de ressentir les expressions des autres, de comprendre certaines nuances comme dans la vie réelle. Les liens virtuels sont incontournables dans notre société mais les liens dans la vie réelle le sont tout autant. Tout est une question d'équilibre. Dès lors, il est important que le jeune apprenne cette nuance.

Les réseaux sociaux reflètent très souvent une vie idéalisée. A côté de certains influenceurs, leur vie peut sembler « nulle ». De même, votre adolescent peut construire une image sociale qui ne reflète pas toujours sa propose réalité. Faut-il s'en inquiéter ? Non d'après les experts. Dans notre propre vie d'adulte, nous ne sommes pas tout à fait les mêmes au travail, à la maison ou avec nos amis. Sur les réseaux sociaux, c'est également le cas. Les adolescents semblent conscients de cette différence mais en tant que parents, il est toujours bon de leur rappeler.

Connaître ses « amis ».

Si votre ado souhaite commencer sur les réseaux sociaux, vous pouvez l'accompagner en créant avec lui son profil, en paramétrant celui-ci pour que ses données soient protégées et que ses publications soient vues uniquement par des personnes qu'il connait.

Vous pouvez également attirer son attention sur le fait qu'il n'a pas toujours la certitude de discuter avec la personne qu'il imagine. De nombreuses personnes usurpent leur identité. Par exemple, cette gentille Ambre qui dit avoir 15 ans est peut-être Jacques qui en a 55.

Vous pouvez lui demander s'il souhaite que vous soyez amis. D'après les experts, ce n'est pas nécessaire. L'adolescent a besoin de garder des espaces où les parents ne sont pas. L'important est de garder le lien avec lui, d'écouter ses états d'âmes et vous montrer disponibles pour lui.

Quand la vie privée devient publique.

Trois constats relatifs aux réseaux sociaux ont été posés par le psychologue Serge Tisseron :

  • tout ce que l'on y met peut tomber dans le domaine public : lorsqu'on publie une photo, un commentaire, … il peut être partagé et il devient alors impossible à maîtriser. N'oubliez pas que « Google est mon ami » et qu'il en sait des choses …
  • tout ce que l'on y met y restera éternellement : toute information devient indélébile. Les partages d'infos, de photos, rendent ingérable la maîtrise des informations publiées. Il est donc toujours possible de retrouver une information sur quelqu'un ;
  • tout ce que l'on y trouve est sujet à caution: certaines données sont vraies et d'autres fausses.

Vous pouvez lui montrer ce qu'il peut publier et lui rappeler que chacun a le droit de maitriser sa vie privée. Dès lors, avant de prendre quelqu'un en photo, lui expliquer qu'il est indispensable de lui demander son avis ou se poser la question « et si c'était moi, aurais-je envie que cette photo soit publiée » ?

L'éducation numérique

Enfin, limiter le temps des écrans est essentiel. Garder des moments en famille où les écrans n'ont pas leur place et montrer l'exemple. L'éducation numérique trouve sa place dans l'éducation générale, dans la dynamique de chaque famille.

C'est l'occasion de tisser le lien, de faire une place à l'ennui et développer d'autres compétences. Notre rôle de parents est de montrer l'exemple, de mettre le cadre et d'accompagner son enfant. Il a besoin de règles et de limites pour s'épanouir et grandir pleinement.