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qu’il soit technique comme professionnel, l’offre proposée est un passeport pour l’emploi

Un métier, cela s'apprend
partager sur Google+ partager sur Facebook   Publié le 04-06-2019

Dans le secondaire, qu’il soit technique comme professionnel, l’offre proposée est un passeport pour l’emploi.Nous vous proposons un focus sur trois secteurs d’activité

L'enseignement est une priorité pour la Province de Liège. On peut même dire qu'il fait partie de son ADN. En tant qu'institution de proximité, elle répond aux réalités socio-économiques. Dans le secondaire, qu'il soit technique comme professionnel, l'offre proposée est un passeport pour l'emploi. Au moment où les métiers en « pénurie » font la une de l'actualité, l'enseignement provincial a su s'adapter aux évolutions technologiques ainsi qu'aux défis humains tout en veillant à former les citoyens de demain. Pour découvrir l'ensemble des filières, n'hésitez pas à consulter www.mafuturecole.be

Technicien en usinage : à la pointe

Quel point commun entre le châssis d'une fe­nêtre, un électroménager, un vélo, un avion ou un simple stylo ? Tous ont besoin d'une série de pièces pour fonctionner. Derrière ces objets, il y a un(e) technicien(ne) en usinage.

La formule est inscrite en grand sur les murs et… dans les esprits : « J'imagine, je conçois, je réalise ». Il y a comme un défi à relever puisqu'il faut transformer une idée en une réalisation. Pour cela, les élèves dis­posent d'outils de pointe qui répondent aux besoins des entreprises : imprimantes 3D, machines à com­mandes manuelles et numériques.

« Nos machines sont quasiment équivalentes. Les diffé­rences se situent au niveau de la puissance et des capa­cités de production », explique M. Vandenhooft, pro­fesseur à l'EP Huy. « Beaucoup de personnes pensent que le secteur industriel ne génère plus d'emploi. Il faut dépasser cette idée préconçue. Les entreprises de notre région restent à la recherche d'un personnel qualifié ».

« Les stages sont des opportunités à saisir, insiste Anthony élève en 6e année, on se donne à fond. Il faut être apte à répondre aux demandes de l'entreprise. D'ailleurs, en fin d'année lors de l'examen de qualifica­tion, il y a dans le jury des responsables d'entreprises qui peuvent apprécier nos capacités. Cela peut aboutir à de l'embauche ! ».

De fait, parmi les diplômés, la plupart sont assez ra­pidement repérés et engagés. D'autres peuvent pour­suivre à la Haute Ecole de la Province de Liège avec le Bachelier en Electromécanique.

Boucher-charcutier : s'adapter aux demandes

L'Institut Provincial d'Enseignement Secondaire de Hesbaye (Waremme) propose une section « Métiers de bouche » : boulangerie, chocolaterie, boucherie. Ce métier de boucher-charcutier a évolué et l'école répond aux nouvelles demandes tant du secteur que de la clientèle.

« En professionnel, outre les cours généraux, en 3e et 4e des ateliers pratiques permettent déjà d'apprendre les bons gestes en matière de désossage ou encore de règles d'hygiène », explique Marlène Leruth, professeur à l'IPES. La pratique est l'une des données clés comme le souligne Gauthier : « J'ai pu effectuer mon stage de 5e dans une boucherie artisa­nale et je compte faire celui de 6e dans un supermar­ché. J'apprécie le contact avec les clients mais j'aime beaucoup le travail en atelier. Cela demande de la rigueur. C'est un métier physique avec des horaires à respecter ».

Pour répondre à l'évolution de cette profession, l'école dispose d'une gamme d'outils qui correspond à la ré­alité de terrain. Avec l'aide des Fonds Européens, elle possède un fumoir à viande dernière génération. Face aux nouvelles tendances, elle propose, par exemple, un cours de substitution à la viande par l'utilisation, dans les préparations, de protéines végétales.

L'établissement motive ses élèves à approfondir leurs connaissances via une 7e année « Traiteurs-organisateurs de banquets et réceptions ». C'est une manière concrète d'élargir l'horizon professionnel. D'ailleurs, dès le mois de juin, la direction est contac­tée par de nombreuses entreprises qui souhaitent engager les nouveaux diplômés.

Aide familiale : être utile

Le Lycée Technique Provincial Jean Boets (situé à Liège) organise des sections dans les domaines de l'Education-Petite enfance et du Paramédical. L'établissement oriente ses étudiant(e)s vers des métiers tels que puériculteur(trice), aspirant en nursing ainsi qu'aide familial(e). Une profession qui ne se limite pas qu'aux tâches ménagères. Loin de là !

« Pour appréhender ce métier, nos élèves suivent des cours comme les arts ménagers, la cuisine mais aussi l'hygiène du corps et la psychologie car, lors des stages, ils doivent affronter la réalité humaine. Cela demande du savoir-être, un sens de la commu­nication, d'être capable d'analyser différents types de situations », soulignent les professeurs Mes Arthus, Rahir et Sluse. L'accent est mis sur l'opportunité de suivre une 7e année qui permet à ces élèves du pro­fessionnel d'obtenir le CESS et de pouvoir s'orienter vers le métier d'aide-soignant(e).

L'une des clés pour l'emploi passe par les stages. « Nous les effectuons en 5e dans le secteurs des maisons de soins et de repos et en 6e dans les services d'aide à domicile », expliquent Prisca, Delvin, Anaïs et Rose. « Nous sommes parfois confrontés à la détresse des personnes âgées. C'est important de communiquer, de savoir s'adapter aux besoins et d'exécuter les bons gestes. On se sent utile et cela renforce notre maturité ».

Centrales d'aide à domicile, maison de repos, CPAS, communes,… Ces employeurs potentiels contactent durant toute l'année l'établissement et grâce aux stages, les étudiant(e)s trouvent assez rapidement de l'emploi. Une filière qui est également proposée dans les IPES de Huy, Herstal, Seraing et de Verviers.

Boucher-charcutier : s’adapter aux demandes
Technicien en usinage : à la pointe
Aide familiale : être utile