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Endométriose - Des règles qui font mal, ce n'est pas normal !

Campagne de sensibilisation à l'endométriose
partager sur Google+ partager sur Twitter partager sur Facebook   Publié le 05-10-2020

Des règles qui font mal, ce n'est pas normal !

La Province de Liège, en collaboration avec les centres d'endométriose du CHC MontLégia (CLE) et du CHR Citadelle (LUCERM), a dû reporter, en raison de l'épidémie de Covid-19 et du confinement, la campagne de sensibilisation à l'endométriose. La maladie ne s'est pour autant pas arrêtée et touche toujours autant de femmes : une sur dix, 25.000 sur la province. Méconnue du grand public, l'endométriose est également mal diagnostiquée dans certains cas. Il faut réagir !

La Province de Liège estime qu'il existe actuellement un manque d'information pertinente sur l'endométriose. C'est pourquoi elle veut informer, d'une part, les femmes et les jeunes filles sur cette maladie, comment elle se manifeste et ce qu'il faut faire en cas de symptômes et, d'autre part, toutes les personnes qui sont indirectement touchées par la maladie : l'entourage, les conjoints, les parents, les médecins, les entreprises. C'est un mal qui concerne la société dans son ensemble.

L'information doit atteindre tous les citoyens. La campagne de sensibilisation de la Province de Liège veut porter haut et fort ce message : « Des règles qui font mal, ce n'est pas normal ! Il faut consulter votre médecin. »


Sensibiliser et informer

La campagne de sensibilisation débute ce lundi 5 octobre. Quatre femmes atteintes d'endométriose ont accepté d'expliquer leur parcours et leur quotidien avec la maladie afin de sensibiliser celles qui ressentiraient des symptômes similaires. Ces 4 témoignages seront postés un à un sur les réseaux sociaux de la Province de Liège. De plus, chacun peut montrer son soutien en appliquant sur sa photo de profil un décor aux couleurs de la campagne.

Toutes les informations utiles sur la maladie et la marche à suivre en cas de symptômes sont disponibles sur www.provincedeliege.be/endometriose (page disponible en français et en allemand).

D'autres supports sont également disponibles : affiches, flyers et badges en français et en allemand.

Au niveau médical, les médecins généralistes et les gynécologues francophones de la province de Liège ont reçu au mois de mars un document détaillant la procédure de prise en charge de l'endométriose. Ils recevront dans un deuxième temps des affiches et des flyers et seront conviés à des réunions d'information consacrées au diagnostic de l'endométriose.

Des conséquences physiques, psychiques et sociales

Pour rappel, l'endométriose est une maladie gynécologique lourdement invalidante qui touche 10 % des femmes en âge de procréer (de 15 à 50 ans). Elle est provoquée par une migration anormale de cellules de l'endomètre vers d'autres parties du bas-ventre. Dans ce nouvel environnement, celles-ci provoquent des lésions, des kystes et des nodules.

C'est une maladie difficilement détectable car elle se manifeste très différemment d'une femme à l'autre. Le symptôme le plus fréquent est une douleur insoutenable pendant ou en dehors des règles. Elle peut cependant être asymptomatique et, dans certains cas, être indétectable lors d'examens d'imagerie médicale. Son diagnostic est donc extrêmement difficile à poser et tombe, en moyenne, 6 à 10 ans après les premiers signes.

Seul un médecin peut diagnostiquer la maladie. La consultation d'un médecin traitant ou d'un gynécologue est à privilégier en premier lieu en cas de symptômes alarmants. Eux seuls pourront écarter d'autres pathologies et diriger leur patiente vers le spécialiste adéquat.

Au-delà des conséquences sur la santé, l'endométriose a de lourdes répercussions sur la vie professionnelle, intime ou sociale de celles qui en souffrent. Certaines femmes ne peuvent pas se lever le matin, sont incapables d'effectuer des activités banales du quotidien ou d'aller travailler. Elles se sentent incomprises dans leur douleur et sont parfois cataloguées de douillettes. De plus, la croyance selon laquelle des règles douloureuses sont normales a largement contribué à la non-reconnaissance de la maladie.

À l'heure actuelle, on ne guérit pas de l'endométriose, mais l'on peut atténuer ou supprimer les douleurs et rendre aux femmes la capacité de mener une vie quasi normale au quotidien. Parlons-en pour sensibiliser chacune et chacun d'entre nous !

Information(s) pratique(s)

www.provincedeliege.be/endometriose


Service Itinérant de Promotion de la Santé – Province de Liège

04/279 43 40 – iproms@provincedeliege.be

Centre Liégeois d'Endométriose – Clinique CHC MontLégia

04/355 50 12 – endometriose@chc.be

Centre Universitaire d'Endométriose et de Médecine Reproductive (LUCERM) – CHR Citadelle

04/321 85 70 – endometriose@chrcitadelle.be