Métiers de la sécurité et de l’urgence

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Formation interdisciplinaire

LA GESTION DE CRISE INTERDISCIPLINAIRE : UNE COORDINATION INDISPENSABLE EN CAS D’« ACCIDENT ».
partager sur Google+ partager sur Twitter partager sur Facebook   Publié le 25-03-2021

Lorsque plusieurs disciplines des métiers de la sécurité et de l’urgence interviennent sur une même situation de crise, leur coordination est garante de leur efficacité.

Le mot « accident » vient du latin « accidens », qui signifie « ce qui survient ». C'est donc pour faire face de la façon la plus coordonnée et la plus efficace possible à un événement important qui survient que les membres des disciplines de secours se forment régulièrement ensemble.

Des exercices d'urgence collective sont régulièrement organisés par l'IPFASSU (Institut provincial de formation des agents des services de sécurité et d'urgence), mais la crise sanitaire a empêché leur tenue en présentiel en 2020.

Pour permettre aux acteurs de ces professions de se former ou de se perfectionner malgré ce contexte, l'IPFASSU organise une formation à distance sur la gestion de crise interdisciplinaire sur un chantier (le lieu de l'accident dans le jargon).

« Bilan pare-brise », « bilan capot », …

Des représentants actifs des disciplines D1 (pompiers), D2 (aide médicale urgente) et D3 (police) suivent de façon simultanée 3 situations sur chantier via, notamment, des technologies pointues qui permettent la représentation du lieu de l'« accident » telles que l'ETS, système de simulation pour la formation dans les urgences et les catastrophes, et le XVR, qui est un outil performant de réalité virtuelle.

Ainsi plongés dans une situation d'ampleur, ils vont gérer leur intervention en 4 phases, comme cela se fait sur le terrain.

  • Le « bilan pare-brise » est le 1er constat qui se fait en arrivant. C'est la vision qu'ont les intervenants de l'environnement concerné via leur pare-brise. Ils doivent observer et définir les aspects auxquels il convient d'être attentif.
  • Le « bilan approfondi de la situation » consiste à approcher de la zone concernée pour constater, suivant la discipline, la présence de risques d'éboulement, localiser les potentielles victimes, s'informer sur la situation des victimes, analyser la circulation environnante, veiller aux traces utiles à une suite judiciaire, …
  • Ces deux premières phases sont suivies de la « concertation capot » : c'est la mise en commun par les intervenants de toutes les disciplines présentes des constats établis et la prise des premières décisions, telle que l'établissement d'un périmètre de sécurité autour du lieu de la catastrophe.
  • La dernière phase, la synthèse de la prise en charge et de l'exécution opérationnelle, est établie afin de mettre en œuvre les actions nécessaires.

Dans la formation en distanciel, tous ces échanges se font via PC. L'utilisation de la plate-forme TEAMS permet de créer des salles de cours virtuelles, par discipline ou par groupe interdisciplinaire selon la phase d'action en cours.

L'utilisation de cette méthode adaptée à la situation sanitaire (ici dans le local de simulation de la Maison provinciale de la Formation - Province de Liège ) permet à l'IPFASSU de poursuivre son rôle de formation des intervenants de terrain et de sécurité des citoyens.

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