Communiqué de presse de la Députation permanente du
Conseil provincial de Liège
Dossiers de permis d’exploiter des porcheries et des poulaillers
La
Députation permanente du Conseil provincial de Liège, en sa séance de ce 28
septembre, a procédé à l’examen de la situation des dossiers de l’espèce en
cours d’instruction, dossiers qui, soit sont soumis directement à la Députation
permanente (1ère classe), soit lui sont soumis à la suite d’un
recours, après que le Collège échevinal ait tranché en 1ère instance
(2ème classe).
De ce premier examen, il résulte que dans les dossiers suivants, dont
l’instruction est terminée, un avis défavorable a été émis par les Collèges échevinaux
concernés :
-
BRAIVES : exploitation de deux porcheries par Monsieur Jean-Paul MONJOIE,
Chaussée Romaine, 25.
-
ANTHISNES : exploitation d’un poulailler par Monsieur Etienne LARDINOIS,
La Rock, 23.
En
attendant la levée du moratoire, la Députation permanente s’oriente également vers un avis
défavorable dans ces dossiers.
En ce qui
concerne les autres dossiers, dont l’instruction n’est pas terminée, la
Députation permanente attend légalement les avis des différentes
administrations concernées du Ministère de la Région Wallonne.
Néanmoins
en ce qui concerne les dossiers suivants :
-
ANTHISNES : exploitation d’un poulailler par Monsieur Adelin DEGIVE, Route
del Baraque Boulet, à Tavier ;
-
WAREMME : exploitation d’un poulailler par Monsieur Jean BRASSEUR, Chemin
de Waremme ;
- OUFFET :
exploitation de deux poulaillers par Monsieur Jean-Paul COLLIN, rue de Lizin, à Warzée ;
la
Députation permanente, à la suite d’un premier examen sur base des données
actuellement en sa possession, est, à l’unanimité, encline à penser que ces
autorisations devraient être refusées.
ENSEIGNEMENT : LA DEPUTATION PERMANENTE APPUIE LA
POSITION DU C.P.E.O.N.S. POUR UN REFINANCEMENT SUBSTANTIEL ET STRUCTUREL DES
COMMUNAUTES
Le Comité de Remembrement de Clavier-Pailhe a établi à la
demande de l’Office Wallon de Développement rural un plan de remembrement
modifiant chemins, voies d’écoulement et prévoyant aussi la réalisation
d’ouvrages connexes dans cette zone. La Députation permanente, lors de sa
séance de ce jeudi 28 septembre, a émis un avis favorable sur ce projet qui prévoit la création
entre autres de plusieurs chemins publics :
-
l’accès au lieu-dit « Elle Commune » en partant
du hameau de Cerfontaine ;
-
le tracé d’ un chemin à l’arrière de la zone
d’habitat à Pailhe ;
-
un chemin agricole donnant accès au lieu-dit « La
Commune » ;
-
un chemin agricole au lieu-dit «Ferme de
Tibiémont » ;
-
une percée à côté du cimetière de Clavier-Village ;
-
un chemin agricole donnant accès au lieu-dit « Au Hallon » ;
-
un chemin agricole permettant l’accès au lieu-dit
« AuChemin des Meuniers » ;
-
une percée à
l’arrière de la zone d’habitat donnant accès au lieu-dit « Dessus le
Pahis »
Plusieurs chemins vont être améliorés : ceux du Roua
vers Pailhe ; les accès aux lieux-dits « Tige à la
ronde » , « Chaperine », « La Campagne du Buisson
Jacquet » , « la Campagne de Tibeaumont », « Au Chemin des
Postes » « Sur Pellemont », « Fond d’Avins » ainsi
qu’entre la N 636 et le hameau de Centfontaine ».
Le plan de remembrement prévoit également la création
d’un bassin d’orage dans le village de Clavier en face du cimetière » ce
qui va permettre de tempérer l’arrivée des eaux dans les maisons situées rue de Forville.
Jalhay : le Festival Country de la Jeunesse de
Herbiester
L’A.S.B.L.
Jeunesse de Herbiester organise le 14 octobre prochain, en la salle de l’Union,
son 8ème Festival Country auquel participeront quatre groupes
musicaux : le Kansas Country Band et Linda Jo ; Midnight
Special ; Colorado Country Band et Tequila Sunrise. La Députation
permanente a décidé d’apporter, comme pour les précédentes éditions, son
soutien à l’organisation de ce festival.
Des cours de formation d’Officier de Police judiciaire
donnés par l’Ecole de Police à l’intention
des gendarmes
L’organisation par le pouvoir fédéral des forces de la police communale, de la Gendarmerie et de
la Police Judiciaire en un seul corps,
nécessite la mise en place de formation à l’intention des membres des
anciennes forces de sécurité afin de leur permettre de s’adapter à leurs
nouvelles fonctions. C’est ainsi que
l’Ecole de Police - Centre provincial
d’Entraînement et d’Instruction de la Police-, dépendant de l’Institut de
Formation des Agents des Services publics, organise dès cette rentrée
académique, à la demande du Ministère de l’Intérieur, une session de formation
à la fonction d’ Officier de Police Judiciaire, auxiliaire du Procureur du
Roi. Cette session de formation s’adresse aux agents issus de la Gendarmerie. Les
cours se donneront d’octobre 2000 à avril 2001, à raison de deux ou trois jours
par semaine.
L’Enseignement provincial collabore au projet de la
charte du stagiaire et du demandeur d’emploi en formation.
La Commission générale de Coordination des Opérateurs du
parcours d’insertion élabore actuellement, en collaboration avec le
C.P.E.O.N.S., un projet de charte du
stagiaire et du demandeur d’emploi en formation en se basant sur les textes de
loi en la matière et des études faites au sein du Comité subrégional de
l’Emploi et de la Formation de Liège, de la Commission sous-régionale de
Coordination des Opérateurs du Parcours d’oinsertion ainsi que sur base des
avis rendus par la Commission de concertation réunissant des représentants des
stagiaires et des opérateurs de formation.
Ce projet de charte s’appuie non seulement sur des droits et
obligations qui s’imposent à tous mais également sur des libertés déclarées et
reconnues dans le but d’atteindre un certain idéal éthique : le respect et
la dignité de la personne ; la protection de la vie privée; l’égalité de
traitement, sans distinction d’aucune sorte ; la droit à la formation
professionnelle ; le droit au travail ; la liberté de pensée, de
conscience et de religion ; la liberté d’opinion et d’expression et la
liberté de réunion et d’association pacifiques.
Depuis 1992, les
Services publics fédéraux sont en outre tenus, dans le cadre de la Charte
d’utilisateur des services publics et dans leurs rapports avec les usagers, de
respecter la transparence au niveau de l’information et la consultation de
documents administratifs, l’accessibilité et l’adaptation des services et la
protection juridique des données personnelles, les procédures contradictoires,
les traitements de réclamation.
La création de cette charte du stagiaire et du demandeur d’emploi marque la volonté d’inscrire le processus de formation professionnelle dans un cadre plus large où chacun participe et prend ses responsabilités. Il s’agit de permettre aux personnes qui suivent ainsi une formation professionnelle d’avoir des droits reconnus et acceptés et de pouvoir les exercer dans un cadre juridique démocratique et dans un esprit de pleine collaboration avec des droits et des obligations réciproques.
Ce projet de charte s’adresse particulièrement aux jeunes
qui sont demandeurs d’emploi et, à ce titre, devront en être informés dans le courant de leurs études. La
collaboration de l’ensemble des
pouvoirs organisateurs des réseaux d’enseignement s’avère fondamental d’autant
qu’ils disposent d’instituts de promotion sociale. La Députation permanente du
Conseil provincial de Liège a marqué son accord pour que l’Enseignement
provincial collabore à la rédaction de cette charte.
TRAVAUX
Programmes triennaux
Dans le cadre de la tutelle organisée par le Décret du 20
juillet 1989, relatif aux subventions
octroyées par la Région Wallonne dans le cadre des programmes triennaux 1998-2000, la Députation permanente a émis
un avis favorable sur les dossiers suivants :
Malmedy : le projet
d’aménagement de la Place du Parc ;
St-Vith : le projet
d’aménagement de la Place « An den Linden ».
Bureau politique du CPEONS
Le pari de la
« croissance »
Depuis
une vingtaine d’années, l’évolution du commerce mondial et des marchés
boursiers, la réduction de la dette publique, le déclin industriel ont
conditionné des choix politiques qui ont généré pertes d’emploi, chômage et
crise sociale. L’écart entre les revenus des plus riches et ceux des plus
pauvres s’est creusé et les situations de précarité et d’exclusion se sont
multipliées. Au cours de la même période, on a négligé le fait que les
investissements dans l’éducation et dans la formation restent les principaux
leviers de la croissance.
Aujourd’hui,
alors qu’une embellie économique se profile, la relance de la croissance
devrait offrir l’opportunité de corriger les effets néfastes de ces vingt
années d’austérité. Aider les plus démunis à sortir de l’exclusion, de la
pauvreté et du chômage. Mais aussi corriger les injustices structurelles, dont
le financement des Communautés. En effet, alors que les budgets de l’Etat
fédéral et des Régions sont liés à l’évolution des richesses, les budgets des
Communautés ne sont que très partiellement liés à cette évolution. Elles sont
donc, de fait, « définancées » de manière structurelle. Si on ajoute
à cela l’impact sur l’enseignement, des mesures liées à la réduction des
dépenses publiques en vue de la convergence monétaire européenne, on ne
s’étonnera pas que la Belgique figure désormais au rang des pays européens où la
part de budget consacrée à l’enseignement est la plus faible.
Les
compétences communautaires sont celles qui touchent le plus les jeunes. Ils ne
sont pas responsables des effets produits, depuis 20 ans, par la gestion des
affaires publiques mais il est essentiel, pour leur développement personnel
comme pour la solidarité inter-générationnelle, que notre système éducatif ait
les moyens d’atteindre ses objectifs. L’article 6 du décret
« Missions » du 24 juillet 1997 de Laurette Onkelinx précise en effet
que l’enseignement « doit promouvoir la confiance en soi et le
développement de la personne de chacun des élèves, amener tous les élèves à
s’approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les rendent aptes à
apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique,
sociale et culturelle : préparer tous les élèves à être des citoyens
responsables, capables de contribuer au développement d’une société
démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures : assurer
à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale. »
A
l’heure où l’on s’apprête à débattre des fruits de la croissance, où certains
secteurs de notre économie manquent de personnel qualifié et où le chômage des
jeunes reste préoccupant, il est essentiel d’assurer aux Communautés les moyens
structurels qui garantissent leur bon fonctionnement et leur permettent de
faire face aux nouveaux défis de notre société. L’investissement dans
l’enseignement, la recherche et la formation sont à coup sûr, les garants de
nouvelles richesses collectives.
Un
refinancement substantiel et structurel des Communautés constitue dès lors une
priorité démocratique, réinvestir dans l’éducation, la recherche et la
formation s’imposent, pour assurer non seulement l’avenir des jeunes mais
également l’avenir de notre société. Investir dans l’enseignement est le garant
du renouveau économique et du progrès social. C’est ce que nous voulons pour
tous et en particulier pour notre jeunesse.